Printemps
2006
Si
vous lisez, c'est que vous avez eu le courage de revenir et moi
je devrais avoir tout autant de courage pour vous écrire.
En
fait, je n'écris pas ces lignes au printemps mais bien
en septembre... bizarre n'est-ce pas. Mais j'ai déjà
dit à plusieurs reprises ici ou ailleurs dans mes pages
que j'étais une "infidèle" dans le sens
que je suis inconstante dans mon écriture. Ça
va avec mon humeur et mon temps. À vrai dire, je
devrais plutôt me considérer comme une fidèle
dans mon infidélité car je reviens toujours (hihihi).
Qu'ai-je
donc fait ce printemps... j'ai eu mes parts de lumière
mais surtout mes parts d'ombre. Je
vous avoue franchement que ce fut long et pénible, le mari
étant absent très souvent: trois séances
de traitement par semaine + un soir de cours d'espagnol + un après-midi
et une soirée au bridge. En plus de l'absence physique,
le plus souffrant pour moi fut l'absence "mentale".
Sa maladie et ses traitements accaparant son esprit, et pour cause,
il est tout de même difficile pour l'autre de comprendre
et d'accepter sur une longue période.
Vraiment,
je commençais à trouver ma bulle bien étouffante.
Et comme je ne parlais qu'à moi-même ou presque,
vous constatez que je n'ai pas grand chose à raconter non
plus.
On
dit que les gens qui s'arrêtent de parler deviennent
fous et malheureux... très très malheureux et très
très fou aussi, pour paraphraser un texte que j'ai
lu dans un roman. Alors je me suis parlée... beaucoup...
et j'ai travaillé au jardin et à l'entretien extérieur
comme à celui de mon intérieur... et j'ai passé
au travers.

Été
2006
La vie continue son cours tel un ruisseau qui se lamente et gronde
lors des grandes pluies ou qui serpente doucement les beaux jours
d'été. J'ai fait la même chose...
certains jours j'avais des colères intérieures pestant
contre le destin mais à certains moments je me consolais
d'avoir tout de même une existence pas si misérable
en fin de compte. Bien oui, on fini toujours par se comparer...
des fois ça nous console, des fois pas du tout.
Comme
les examens de contrôle de mon mari se sont avérés
encourageants, il a décrété qu'on partirait
en voyage. Il avait un vieux rêve (un autre direz-vous)... celui de visiter
l'Alaska. Comme la maladie provoque souvent de ces urgences
de vivre... le rêve se réalisa. En effet, on
est parti du 15 juillet au 5 septembre, soit 7 semaines et demi.
Très beau voyage dont vous pourrez éventuellement
lire le récit dans ce site web mais la vie de couple 24
heures sur 24, 7 jours sur 7 dans un espace restreint d'environ
300 pieds carrés (sous toutes réserves,
jamais été bien bonne en calcul) ça
éprouve sa femme... et son homme. Il est parfois
plus facile de vivre le rêve que de vivre la réalité
au quotidien. Mais bon... on est passé au travers
de ça aussi mais cette fois c'est "on" et non
plus juste "je".

Automne
2006
Je
sais, je ne suis pas des plus assidues pour écrire mon
journal, comme pour le reste de mon site. Mais faut aussi comprendre
qu'entre la maison, le mari et les voyages, ça me laisse
peu de temps. D'autre part, être à l'ordinateur n'est
pas toujours salutaire. Oh oui, ça nous permet de nous
évader et même de fuir à l'occasion mais ça
aussi l'inconvénient de nous éloigner de l'essentiel.
Vous comprendrez certainement ce que je veux dire.
Donc...
nous avons fait ce beau voyage en Alaska. Pour compenser mes manques
dans cette chronique, vous pouvez aller y laire mon compte-rendu
et voir quelques bonnes photos chez DieVoyages.
Hiver
2006-2007
Une
fois le voyage en Alaska fait, on s'est préparés
pour nos vacances d'hiver que nous avions prévu faire au
Texas. Des circonstances ont fait en sorte qu'on s'est retrouvés
au Mexique. Partis le 28 décembre 2006, on est revenu qu'à
la mi-avril, la journée de Pâques précisément,
soit le 9 avril 2007.
Alors,
pardonnez-moi de ne pas avoir écrit ici mais ce voyage
et tout ce qui s'en est suivi a pris beaucoup de temps dans ma
vie comme vous pourrez le constater en lisant chez DieVoyages. Il serait malsain de rapporter ici le pourquoi d'une
telle démarche dans la narration de mon récit de
voyage en caravane. Je n'ai pas vraiment eu le choix si je voulais
préserver mon intégrité tout en respectant
autrui.
La
bonne nouvelle et c'est l'essentiel... c'est que mon homme est
en rémission et que tout va bien excepté ses problèmes d'incontinence urinaire. Alors pourquoi s'en faire
avec des futilités. La vie est tellement courte et parfois
cruelle, que je n'ai pas de temps ni d'énergie à
gaspiller avec des âneries du genre. Tournons la page...
et c'est l'cas d'le dire - lolll
|
tasse-toi
fais-moi de la place
j'veux surfer moi aussi
|
|
Die © 2006-2007

Cliquez sur le sceau pour visionner le certificat d'enregistrement du copyright